Entrevue sur l’ouvrage Measuring Research: what everyone needs to know
Université de Montréal, Entre guillemets
20 mars 2018
Université de Montréal, Entre guillemets
20 mars 2018
acteur d’impact, indice H, Journal Citation Reports… Les indicateurs de la performance scientifique se sont multipliés au cours des dernières années, au point où «les chercheurs n’en saisissent pas les limites, les forces et les faiblesses», déplore Vincent Larivière, professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal. Il a écrit avec sa collègue Cassidy R. Sugimoto, de l’Université de l’Indiana, aux États-Unis, Measuring Research: What Everyone Needs to Know, qui vient de paraître chez l’éditeur Oxford University Press. But de l’ouvrage: fournir aux chercheurs – sociologues, économistes, historiens –, aux administrateurs et à tous ceux et celles que la question intéresse une mise à jour des connaissances actuelles sur la question. Autrefois, explique Vincent Larivière en entrevue à Entre guillemets, c’était les pairs qui évaluaient la science. Mais cette méthode a ses limites. D’abord, elle est subjective; puis elle est «extrêmement difficile à appliquer à l’échelle de groupes de recherche ou d’organisations». Les mesures quantitatives peuvent être utiles, mais il faut connaître leurs effets pervers comme leur utilisation dans des classements internationaux d’établissements universitaires. «Les spécialistes de l’information Cassidy R. Sugimoto et Vincent Larivière analysent les données de la nature changeante de la recherche – des disparités entre les sexes en science à l’influence de la migration sur les citations. Maintenant, ils nous proposent un guide», dit Richard Van Noorden dans un article récent de la revue Nature. Il y interroge les auteurs sur le mauvais usage des indicateurs et leurs biais culturels.
Ce contenu a été mis à jour le 19 junio 2026 à 12 h 23 min.