Création et diffusion des savoirs en français : le temps de passer à l’action

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Ces trois grands axes découlent d’un portrait assez sombre de la situation actuelle. « Notre diagnostic révèle de gros problèmes et de fortes inégalités entre les anglophones et les francophones dans les écosystèmes universitaires et de la recherche », reconnaît Vincent Larivière, professeur titulaire à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal, et membre du Groupe.

Le rapport montre un modèle de financement fédéral qui concentre des fonds dans les grandes universités de recherche, en majorité de langue anglaise, et qui sous-finance des disciplines essentielles à la production scientifique en français. La privatisation des infrastructures de diffusion favorise aussi l’anglicisation. M. Larivière cite l’exemple de Canadian Science Publishing. L’ancien premier ministre Stephen Harper avait transféré vers cet organisme à but non lucratif (OBNL) la gestion des revues savantes naguère chapeautées par le Conseil national de recherches Canada. Or, l’OBNL a cessé de publier des résumés en français dans ces revues.

Ce contenu a été mis à jour le 19 junio 2026 à 11 h 43 min.